L'asile est la protection qu'accorde un Etat d'accueil à un étranger qui ne peut, contre la persécution, bénéficier de celle des autorités de son pays d'origine. S'il n'est pas nécessaire que des persécutions, des violations des Droits de l'Homme et des libertés fondamentales aient été déjà subies, ni qu'elles soient le fait des autorités mêmes, il importe qu'elles puissent être avec raison personnellement redoutées en cas de retour dans le pays d'origine.
Le cadre juridique actuel de l'asile est le résultat d'une longue évolution, à partir d'un concept très ancien (cf. Histoire de l'asile).
L'histoire récente a notamment été marquée par l'adoption d'un instrument de portée universelle : la Convention de Genève du 28 juillet 1951 relative au statut des réfugiés.
Désormais, au sein de l'Union européenne, les questions relatives à l'asile s'inscrivent dans un processus d'harmonisation, qui a déjà permis l'émergence de normes législatives communautaires
Le suivi de ces questions suscite parallèlement une collaboration de plus en plus étroite entre l'OFPRA et ses homologues étrangers.
En France, toute forme de protection au titre de l'asile est régie par les parties législatives et
réglementtaires du livre VII du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Ces textes, dont les dispositions font écho à celles d'instruments internationaux mais répondent aussi
à des exigences d'ordre constitutionnel, précisent en particulier qui peut demander l'asile et
comment demander l'asile, l'asile à la frontière faisant par ailleurs l'objet de dispositions
complémentaires.
L'OFPRA, qui se situe au cœur du dispositif national d'asile, est seul compétent pour instruire les demandes d'asile. Ses décisions sont susceptibles de recours devant la Cour nationale du droit d'asile (CNDA), juridiction administrative spécialisée.
Il a dans ce contexte pour mission d'assurer la protection des personnes admises au bénéfice de l'asile, lesquelles se voient alors reconnaître par les autorités françaises, selon les cas, des droits assimilables à ceux des étrangers les plus favorisés, voire à ceux des nationaux.