Ouverture d'un portail d'accès aux archives de l'Ofpra en ligne

L’Ofpra met à la disposition des internautes un portail d’accès d’archives en ligne. Après inscription, il propose de consulter les fonds les plus anciens conservés par l’établissement.

L’Ofpra met à la disposition des internautes un portail d’accès d’archives en ligne. Après inscription, il propose aux internautes-descendants de réfugiés, généalogistes, chercheurs en sciences sociales, historiens, archivistes- de consulter les fonds les plus anciens conservés par l’établissement et de les enrichir grâce à une interface d’indexation collaborative.

Ces fonds représentent 252 boites d’archives contenant au total 213.272 documents en format image. Ce sont les archives nominatives concernant les réfugiés ou apatrides protégés entre 1924 et 1952, établis et/ou conservés par les offices des réfugiés russes, arméniens, géorgiens ainsi que, entre 1942 et 1945, par le Bureau chargé des intérêts des apatrides (BCIA).

Ils sont avant tout constitués de certificats de réfugié-apatride établis par les offices et ayant pour but de prouver l’identité, la nationalité et le statut du demandeur. Ces certificats sont parfois porteurs d’une photographie. Ce sont souvent des doubles du document original. Ils sont nécessaires à l’établissement du passeport Nansen ainsi que dans tous les actes de la vie civile. Les offices établissent aussi un certain nombre d’autres certificats et attestations spécifiques, des traductions certifiées conformes, des déclarations d’honorabilité.

Ces pièces concernent la période de définition des réfugiés « par groupe » dans laquelle l’instruction consiste essentiellement à vérifier la provenance et l’identité des personnes. La définition individuelle fondée sur la crainte de persécution de la convention de Genève de 1951 ne commence à émerger que dans l’après Seconde guerre mondiale. Les documents sont donc rarement accompagnés de récits et de pièces justificatives autres que des pièces d’état civil et les formulaires de demandes n’apparaissent que progressivement. On peut trouver au fil du temps, mais assez rarement, des témoignages, récits et entretiens.

Les documents produits par les réfugiés eux-mêmes sont cependant présents dans ces fonds et de nature très variée : correspondances, attestations de travail, copies de titre de séjour, passeports, attestations provenant de différents organismes, associations, comités de réfugiés etc. Ils sont pour partie rédigés en langue étrangère (russe, arménien occidental et géorgien notamment).

Enfin, sont présents sur ce portail, des fonds de passeports et documents d’identité appartenant principalement à des Arméniens et retrouvés séparés des fonds principaux.

La page d’accueil offre des expositions virtuelles, des focus thématiques, une présentation des fonds et des informations en vue d’aider les internautes dans leurs recherches et dans l’indexation.

La page recherche donne accès aux archives. Outre la recherche simple et avancée, un cadre de classement permet de s’orienter et des sélections de recherche permettent d’aller directement voir les archives des différentes institutions.

Ce portail a pu être réalisé grâce au soutien des Archives de France. Les fonds ont été partiellement indexés grâce au financement de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah et de la Fondation Calouste Gulbenkian, avec l’aide d’Anouche Kunth et de Mirian Méloua.

Accéder au portail : https://archives.ofpra.gouv.fr/

 

 

 

Date de mise à jour: 08/02/2018

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