Les mineurs

Les enfants de réfugiés et de bénéficiaires de la protection subsidiaire

À compter du 1er janvier 2019, la demande d’asile présentée en guichet unique par un étranger qui se trouve en France accompagné de ses enfants mineurs est regardée comme présentée en son nom et en celui de ses enfants.

 

  • Les mineurs accompagnants, c'est-à-dire présents sur le territoire français à la date d'enregistrement de la demande d'asile du parent

Les mineurs accompagnants sont placés sous la protection de l’Ofpra en même temps que leurs parents. S’ils éprouvent des craintes personnelles de persécution ou si l’un des parents est reconnu réfugié, ils se voient reconnaître la qualité de réfugié à titre principal ou au titre de l’unité de famille. S’ils éprouvent des craintes personnelles d’atteintes graves et qu’aucun des parents n’est reconnu réfugié, ils se voient octroyer le bénéfice de la protection subsidiaire.

 

  • Les mineurs rejoignants ou nés en France postérieurement à la date d'enregistrement de la demande d'asile du parent

Les mineurs rejoignants ou nés en France postérieurement à l’enregistrement en guichet unique de la demande d’asile de leurs parents doivent enregistrer, par l’intermédiaire de ces derniers, une demande d’asile individuelle en préfecture. L’Ofpra ne peut en aucun cas être saisi directement.

 

  • Les mineurs placés sous la protection de l'Ofpra avant le 1er janvier 2019

Depuis le 1er mars 2019, l’Ofpra ne délivre plus de certificats administratifs aux enfants mineurs. Si vos enfants ont été placés sous la protection de l’Ofpra durant leur minorité, un courrier attestant de leur protection internationale peut être sollicité auprès de l’Ofpra, par courrier postal. Ce courrier attestera de leur admission au bénéfice de la protection internationale auprès de l’ensemble des administrations en droit de vous demander un justificatif de leur situation au regard de l’asile. II convient que vous conserviez l’original de ce document et que vous le présentiez, le cas échéant, accompagné d’une photocopie à l’administration qui le demande.

Par ailleurs, à la majorité (ou à 16 ans si votre enfant veut exercer une activité professionnelle), et s’il n’a pas acquis la nationalité française, il lui appartiendra de se rendre à la préfecture de son domicile afin de solliciter un titre de séjour. Il devra indiquer s’il souhaite ou non obtenir un titre de séjour portant la mention de la protection internationale dont il bénéficie.

Si votre enfant souhaite continuer à bénéficier de la protection de l’Ofpra, aucune démarche n’est nécessaire auprès de l’Ofpra. Il n’est ainsi plus nécessaire que vos enfants retirent un formulaire de demande d'asile auprès de la préfecture, à leur majorité, pour continuer à bénéficier d’une protection internationale.

Si, en revanche, votre enfant est majeur et qu’il ne souhaite plus bénéficier de cette protection, il devra en informer l’Ofpra par courrier postal (s’il est toujours mineur, il vous appartiendra de faire cette démarche). La préfecture lui délivrera alors un titre de séjour de droit commun. Pour ce faire, il devra notamment être en mesure de présenter un passeport de son pays d’origine.

 

 

Les enfants d'apatrides

Le statut d'apatride est strictement personnel et non transmissible. Les parents qui estiment que leurs enfants sont dépourvus de nationalité doivent demander par courrier un formulaire de demande d'apatridie auprès de l'Ofpra qu'ils devront ensuite renvoyer dûment rempli. Il est à souligner que la législation française, dans le souci de prévenir l'apparition des cas d'apatridie, prévoit à l'article 19-1 du code civil l'attribution de la nationalité française à l'enfant né en France pour lequel les lois étrangères ne permettraient pas la transmission de la nationalité du ou des parents.

 

 

 

Attention ! L'Ofpra n'établit pas systématiquement les documents d'état civil aux enfants mineurs ni de livret de famille, notamment lorsque les enfants ne bénéficient pas de la protection internationale ou que les conditions ne sont pas réunies pour un tel établissement.

Dans ce cas, les personnes protégées par l'Ofpra peuvent présenter un acte de naissance étranger aux services de la caisse d'allocations familiales pour que leurs enfants puissent justifier de leur filiation.

En effet, l'article D 512-2 du code de la Sécurité Sociale précise dans son alinéa 3 qu'il faut présenter :

"le livret de famille délivré par l'Ofpra, ou à défaut, un acte de naissance établi, le cas échéant, par cet office lorsque l'enfant est membre de la famille d'un réfugié, d'un apatride ou d'un bénéficiaire de la protection subsidiaire".

 

 

Date de mise à jour: 04/03/2019

Glossaire

  • Réunification familiale

    Le ressortissant étranger qui s'est vu reconnaître la qualité de réfugié ou qui a obtenu le bénéfice [...]
  • Mineurs accompagnés

    Un mineur est dit accompagné lorsqu'il se trouve sur le territoire français accompagné d'au moins [...]
  • CESEDA

    Le Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) abroge et remplace l'ordonnance [...]

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