Demander l'asile à la frontière
A partir du 12 juin 2026, la procédure d’avis à la frontière, instaurée en 1982 prend fin. Désormais, les personnes présentant une demande d’asile à un point de passage frontalier ou à la suite d’une interpellation liée au franchissement irrégulier d’une frontière extérieure et ne remplissant pas les conditions d’entrée sur le territoire verront, dans certains cas, leur demande examinée au fond en procédure d’asile à la frontière.
Les cas obligatoires de placement en procédure accélérée sont les suivants :
- si vous êtes ressortissant ou résident habituel d’un pays pour lequel le taux de protection moyen annuel au niveau de l’Union européenne est inférieur ou égal à 20% ;
- si vous avez cherché à induire les autorités en erreur en présentant de faux documents, en fournissant de fausses indications ou en dissimulant certaines informations ;
- si les autorités estiment votre présence constitue une menace grave pour l’ordre public, la sécurité publique ou la sûreté de l’État.
En cas de demande d’asile présentée à un point de passage frontalier, les demandeurs feront d’abord l’objet d’une procédure de « filtrage » (ou « screening ») par la police aux frontières (contrôles d’identité, de sécurité, de vulnérabilité et sanitaire).
La demande d’asile sera enregistrée par la préfecture au point de passage frontalier ou à proximité (par la Préfecture de police de Paris si vous arrivez à Roissy). Les demandes seront ensuite introduites en présentiel par des agents de l’Ofpra, dans la langue choisie par le demandeur, avec l’assistance d’un interprète par téléphone.
Les personnes ne relevant pas de la procédure d’asile à la frontière pourront ensuite entrer sur le territoire pour y être convoqué, au siège de l’Ofpra à Val-de-Fontenay, à un entretien personnel.
Les personnes relevant de la procédure d’asile à la frontière verront quant à elles leur demande examinée au fond dans le cadre de la frontière et dans des délais plus restreints. Elle sera susceptible de recours devant la Cour nationale du droit d’asile, dans un délai de 10 jours. La procédure ne pourra, en tout, excéder douze semaines (à compter de l’enregistrement et jusqu’à la décision de la Cour).